Akamasoa: action, hope and solidarity
La santé
Chaque Centre AKAMASOA est doté d’au moins un dispensaire
Permettre l’accès aux soins pour les pauvres faisait partie des objectifs initiaux del’association. Et aujourd’hui, le plus grand centre de soins d’AKAMASOA, situé à Manantenasoa, comprend 1 dispensaire, 1 maternité, 1 petit hôpital, 1 laboratoire de sérologie et de tuberculose, 1 salle d’échographie et 1 dentisterie.
Mais ces structures sont encore insuffisantes. Pourtant, les bâtiments construits par AKAMASOA dans des zones isolées de la campagne, ont déjà permis à des centaines de familles d’avoir accès à une consultation du médecin.
Dans ces dispensaires, toutes les dépenses de santé sont prises en charge par l’Association. En outre, l’Association finance des opérations chirurgicales, et assure la prévention sanitaire : règles d’hygiènes destinées à diminuer les foyers de contagion.
Les lieux de travail
Dès le début, le travail était la condition indispensable pour sortir de l’enfer de la rue ; cela n’a pas changé. A côté de la décharge où croupissaient des familles entières, se trouvait une colline ; cette colline aussi était devenu un dépotoir de misère, car les autorités de la capitale, depuis 1985, y avaient entassé toutes les personnes vivant dans la rue. Sous des cartons, des planches de bois, vivaient des hommes, des femmes, des enfants, cherchant leur nourriture sur les déchets débordant des bennes ; la misère cotoyait la misère.
Quel travail entamer avec ces personnes, lorsqu’on a rien à leur offir que son empathie, son amour et son service ? C’est la colline qui a donné ce travail : sous l’impulsion du Père, les familles se sont mises à casser la pierre de la colline, pour fabriquer des moellons et des gravillons qu’ils revendaient ensuite. Un travail dans une carrière, très dur, mais digne.
Cette carrière permet aujourd’hui à 720 personnes de travailler. Elles ne travaillent pas au profit de l’Association, mais pour construire leur village. En effet, les moellons, les pavés et les gravillons qu’elles cassent servent à construire les routes et les maisons des villages d’AKAMASOA. Les pauvres construisent leur ville.
D’autres ateliers de travail existent dans l’Association, mais c’est toujours la même philosophie qui est à l’oeuvre : ainsi l’atelier de métallique-soudure-électricité fabrique, entre autres, les poteaux en béton qui installent l’électricité dans les villages. 30 personnes y travaillent.
Et l’atelier de menuiserie, qui compte 26 ébénistes et forme aussi les jeunes, fabrique les lits, les meubles des maisons, ainsi que les tables-bancs des écoliers d’AKAMASOA.
De même, ce sont les habitants d’AKAMASOA qui sont maçons et charpentiers, au nombre de 820, et construisent les maisons pour les nouvelles familles.
104 personnes travaillent à entrenir les jardins, la pépinière, les arbres.
Au total, ce sont 3046 personnes en 2014, hommes et femmes d’AKAMASOA qui oeuvrent à construire AKAMASOA.
Le reboisement et création de pépinières
Chaque année des milliers d’arbres sont plantés, et de manière systématique autour de nos villages, par les écoliers, durant la saison des pluies et sont entretenus durant la saison sèche. Akamasoa doit également faire prendre conscience à la population que la nature est importante et que nous devons en prendre soin pour l’avenir de nos enfants.
Nous travaillons toujours en collaboration avec l’Association Graine de Vie qui a créé une pépinière très importante tout près de notre village de Mahatsara sur un terrain appartenant à Akamasoa. 16 personnes d’Akamasoa travaillent avec le spécialiste de reboisement de Graine de Vie. 200 000 arbres de toutes espèces ont été plantés durant l’année 2014, ainsi que le prévoyait le projet (200 000 arbres chaque année). Dans ce projet, Akamasoa et Graine de vie donnent gratuitement les jeunes plants à des associations venant de diverses régions dont Fianarantsoa, Tamatave, Majunga et Tananarive qui viennent nous demander de reboiser.
En 2014, un nouveau projet se met en place à Mahatsara autour de la spiruline. La spiruline
est une algue à très haute valeur nutritive (fer, vitamines, protéines) destinée à combattre la malnutrition. Nous voulons la cultiver pour venir en aide aux enfants malnutris, mais aussi pour en vendre afin de créer une nouvelle source de revenus pour Akamasoa. La construction des 4 bassins destinés à l’accueillir est déjà terminée; et 4 femmes sont parties début 2015 suivre une formation sur la culture de spiruline à l’évêché de Morondava. Ce sont elles qui s’en occuperont et qui transmettront leur savoir aux autres.
Les facteurs de viabilité
Facteurs internes
La discipline et la citoyenneté :
La discipline à suivre à Akamasoa s’appelle la Dina, une convention élaborée par les habitants eux-mêmes (pas de drogue, pas d’alcool, pas de jeux et pas de prostitution), mais elle est souvent difficile à appliquer, la vie restant trop dure pour beaucoup.
Chaque samedi matin nous réunissons tous les services de sécurité permanents qui représentent une cinquantaine de personnes pour faire l’état des lieux de chaque village en ce qui concerne les vols, les fugues des enfants dans les rues de la ville, les bagarres, les viols, les violences conjugales et autres atteintes à l’ordre public.
Par ailleurs, les équipes d’Akamasoa sont en permanence présentes pour la population et accordent énormément de temps au soutien moral et psychologique de chaque individu. Beaucoup de temps est accordé pour soutenir et écouter chaque problème et chaque détresse.
L’animation spirituelle a joué également un rôle très important dans l’éveil de leur courage et dans la prise de conscience de leur responsabilité au sein de la famille et de la société.
L’Eucharistie du dimanche a pris une dimension très importante avec la participation massive des enfants, des jeunes et des adultes, environ 7000 personnes se réunissent chaque dimanche au stade couvert de Manantenasoa. Mais ce rassemblement devient aussi international, puisque beaucoup de frères et sœurs touristes viennent découvrir ce moment formidable et inoubliable et se recueillir.
Durant chaque Eucharistie, les adultes participent à l’offrande et amènent la parole de Dieu à l’autel ; des milliers d’enfants préparent chaque semaine de nouvelles danses et font de chaque célébration un moment très beau et très émouvant.
La gestion de l’association :
517 personnes, vouées à l’association et désireuses de faire le bien, sont salariées d’Akamasoa. Une équipe dirigeante gère, avec le Père Pedro, l’Association, et la plupart des professeurs, instituteurs, médecins, ingénieurs, techniciens participent aussi à l’encadrement des différentes activités. Elles réalisent chaque jour un travail immense, c’est un vrai combat. Nous essayons chaque année de relever le défi et d’être plus performants sachant que la perfection est un objectif dur à atteindre, mais nous travaillons pour cela.
En 2011, nous avons créé un Fokontany spécifique pour l’Association, lequel représente un ensemble de différents quartiers. Les résultats de ce Fokontany sont positifs. La gestion est sérieuse, il y a moins de vols, moins de bagarres, moins de fugues d’enfants ; on peut dire qu’il y a une véritable coopération de travail entre les gens de sécurité d’Akamasoa et le chef du Fokontany.
Facteurs externes
Au plan national, le statut « Reconnaissance d’Utilité Publique« , délivré en 2004, exonère l’Association des droits et taxes à l’importation de l’aide alimentaire, et des dons humanitaires venant de l’extérieur. En outre, l’Etat prend en charge une partie (39 sur 411) du salaire des enseignants, ainsi que celui de médecins.
Depuis avril 2010, Akamasoa, avec ses propres ressources, doit fournir le riz et les légumes pour les enfants de l’école primaire. Nous sommes aidés, grâce à Dieu, par nos amis de Slovénie (Centre Missionnaire de Ljubljana) et d’Australie (Sydney French Roman Catholic Charities) qui ont été sensibles à ce problème majeur. Grâce à eux et à l’Association, les enfants sont moins tentés de fuguer ou d’aller en ville pour trouver d’autres moyens de subsistance. L’aide slovène, au départ prévue pour 3 ans (jusqu’en 2013 donc), a été heureusement reconduite pour 3 ans, c’est-à-dire jusqu’en 2016.
Nous sommes néanmoins inquiets pour l’avenir car nous n’avons pas de vision ni de garantie sur la continuité des aides extérieures internationales.
Pour répondre aux besoins permanents, et de plus en plus fréquents, des vieillards sans ressources, des femmes et des enfants abandonnés, ainsi qu’aux secours d’urgence sollicités par les démunis venant de la ville d’Antananarivo et des alentours du village Akamasoa,
nous devons trouver d’autres ressources alimentaires nouvelles. Cela devient très lourd pour Akamasoa d’acheter des centaines de tonnes de riz et d’haricots par an, afin de les redistribuer à chacun d’entre eux. Sans cette aide, tous ces démunis tomberaient dans une situation dramatique où la violence et les vols augmenteraient de façon considérable !
Akamasoa a encore beaucoup à faire pour atteindre l’objectif d’autofinancement total, pour notamment rémunérer convenablement le travail de nos salariés. La vie des familles, ici, reste toujours précaire c’est pourquoi, notre association a encore besoin de financements externes et de dons en nature : aide alimentaire, médicaments, outils de travail, vêtements, etc., que nous accordent si généreusement, tant de bienfaiteurs, personnes anonymes, ONG étrangères, associations, et quelques bailleurs nationaux.
The Humanitarian Association AKAMASOA has been created in 1989 in order to help poor people of Antananarivo who lived in the garbage dump of Andralanitra and in the streetsof the capital. The association aims to move people out of these inhuman places to live a life with dignity. Since the beginning we are convinced that dignity is strongly linked to 3 things: a roof, a work and education. It was unthinkable that these persons still livingin an indecent place without access to healthcare.
We started our work with poor people; we were not able to give the material that they needed; we wanted to move them out of this hell because we were convinced that no human
deserves to live in such conditions. We had the belief and faith in a possible better future for this abandoned population. We were also convinced that a sustainable help could not be brought only from outside of the country, and the most important was to change the old habits: we wanted to help but not to assist. It is for these reasons we have always worked with poor people helping them to build structures – schools, work places, dispensaries – which with they could rebuilt their lives and prepared the future of their children.
We chose to work with these persons who lived in misery. We needed to find a job and leave the garbage dump. We though that work and countryside could cure and free then from the hopelessness, begging, delinquency and crime circle: with some families who wanted to move out, we went to the countryside, 60 km north of Antananarivo, to work the land and build solidary communities. We needed to go far away from the capital, deceptive promises of the city and of the garbage hell. Find life again.
Together we have built houses in which they are living. First hood made houses and then brick houses and also schools.Quickly, we organized the first village.
Today, after 26 years of fight, our association AKAMASOA has helped 500 000 Malagasies. 3000 houses have been built and 25000 persons are living in. Each village has schools, dispensary, and work places: quarry, brick laying, carpentry, agriculture, art and craft. 13 000 children are enrolled in school. And in 2004, our association has been recognized Public Utility by the State, what highlights the need of our presence and action within the social work of the Island.
We are proud of our achievements but we also know that is not enough. It is a day-to-day fight: concerning problems of each village or poor people who still asking for the AKAMASOA assistance. In 2015, our reception center counted 43 000 persons who needed a punctual emergency aid: meals, clothes, blankets and soap.
Indeed for a quarter of century we have not seen an improvement of life conditions of the Malagasy population. On the contrary today 9 Malagasies out 10 are living withless than $1, 5 per day: below the poverty line defined by the World Bank. Our fight is more than necessary: we continue, led by past achievements, outraged by the increasing poverty, convinced that we can make it decrease only if we set sustainable and solid structures up:
– Reception Centers receiving street people and giving a punctual emergency aid (meals, clothes, cares)
– Houses for poor families
– Schools for children from nursery to university and also professional training center
– Dispensaries for health cares
In the following chapters you will find a presentation of the different structures: their goals and way of work. Then, you can consult “Annual Activities Report” to find figures about structures’ activities (houses built in one year, welcomed persons, cured persons…)
Centers and villages
The Association is present in many places in the Island; the most significant Center is located in the suburb of Antananarivo but there are structures in province.
Centers close to the Antananarivo capital:
1.Antolojanahary Center (created in 1989) – RN 4, PK 60 – road of Ankazobe
2.Manantenasoa Center (created in 1990) – RN 2, PK 8 – road of Toamasina
3.Andralanitra Center ( created in 1991) – RN 2, PK 8 – road of Toamasina
4.Mahatsara Center (created in 1993) – RN 2, PK 12 – road of Toamasina
5.Ambatomitokona – TalataVolonondry Center (created in 1994) – RN 3, PK 37 – road of Anjozorobe

Centers located in province:
1.AlakamisyAmbohimaha&Safata 400 km South of the capital, province of Fianarantsoa
2.Vangaindrano, Ampitafa900 km East South of the country
3.Bethany in Morondava 640 km West Tana

Reception
The Reception Center of AKAMASOA, the most significant center, is located in the Mangarivotra district on Manantenasoa hill (Antananarivo suburb). It is in this Center that people come for all aids. There are dormitories, collective residences, toilets, dining halls and also reception desk. A new building is almost completed in order to have more space in dormitories.
In 2014, this Center welcomed 38 000 persons, on average 70 families per day who needed an emergency aid because they were starving in the street. The Association can’t build brick houses for all but it can give a vital aid.
Main activities of the Center are:
1.The welcome of these families who weekly need an aid represents the principal activity of the Center. AKAMASOA gives to all person coming: a meal, clothes, a blanket or soap. This punctual emergency aid helps people before coming back to their house.
2.AKAMASOA provides a housing in Center’s dormitories. The period of accommodation can varied depending on the situation of each person. But the space is limited that is what has motivated the construction of a new building mentioned above. However, some of these person are permanently living in the Center: people with physical or mental disabilities receiving a medical treatment.

3.But the Reception Center encourages people to live in the countryside to work the land. Indeed many families who lived in the street of the capital or in the garbage dump had left their countryside with the hope of working in the capital. An urban migration which led them to a bigger misery. For persons who want to come back to the countryside AKAMASOA pays the travel and gives means to have tools to work
Education
The educational system is one of the pillar of the Association. All families recently settled in AKAMASOA have to enroll their children at school. In 2014-2015 they were 12 162 in various schools of the Association.
AKAMASOA’s schools:
1.Nursery
2.Kindergarten
3.Elementary schools
4.High schools
5.University (called “Ecole Supérieure de Pédagogie”)
This constant follow up is the only way to shape stable and independent personalities able to work in adult life and aware citizens active in the nation’s life.
This education is also transmitting essential values for the community life: work, discipline, respect, solidarity.

More than the general education there is also a professional training through carpentry and mechanical workshop. This training offers a significant alternative for children who are failing at school or for children who decide themselves to move toward hand skills jobs. The learning of masonry for the construction of Association’s houses also represents a possibility as work in garment factory.
Health
Each AKAMASOA Center has at least one dispensary.
To give access to health cares to poor people as part of the initial objectives of the Association. And today the AKAMASOA’s biggest health center, located in Manantenasoa counts 1 dispensary, 1 maternity, 1 small hospital, 1 serology and tuberculosis laboratory, 1 ultrasonography room and 1 dentistry.

But these structures still insufficient. However buildings built by AKAMASOA in isolated area of the countryside have already allowed hundreds of people to have access to a medical care.
In these dispensaries all health expenses are in charge of the Association. Furthermore, the Association finances surgical operations and ensures health prevention: hygiene rules for the cluster decrease.
Work place
Since the beginning, the work has been the indispensable requirement to put behind the hell of the street and it has not changed. There was a hill next to the garbage dump where families rotted. This hill also was a dump of misery because since 1985 capital authorities piled there all persons living in the street. Men, women and children were living under cardboard box and wooden board looking for food among rubbish in dumpster: misery met misery.

What we could do when the only things we had were empathy, love and our services? The hill gave work to them; led by Father Pedro, families started to break hill’s stones in order to make rubble stones and gravels which were resold. A work in carry is very hard but decent.
Today this carry allows 720 persons to work. They don’t work for the Association but to build their village. Indeed, rubble stones, cobblestones and gravels are used to build roads and houses of AKAMASOA. Poor people are building their own town.
In the Association other workshops exist but with the same philosophy: metal-welding-electricity workshop makes, amongst others, concrete posts which give electricity in villages. 30 persons are working in.
The carpentry workshop with 26 cabinet makers trains young people and makes beds, furniture and table-benches for AKAMAZSOA’s schools.
820 bricklayers and carpenters, inhabitants of AKAMASOA, are building houses for new families.
104 persons are maintaining gardens and tree nurseries.
Finally in 2014,3046 men and women worked to build AKAMASOA.

