« J’ai toujours eu énormément de respect et une grande déférence envers les enseignants ». C’était en ces termes que Patrick PISAL-HAMIDA, parrain de la promotion AINA « Andry Iankinan’ny Nosy Ankehitriny » a débuté son discours durant la sortie officielle de la promotion à l’Université Saint Vincent de Paul Akamasoa le mercredi 18 août 2021. « C’est un métier qui exige beaucoup de dévouement, de sacrifice et de rigueur », a-t-il continué.
Cette promotion est composée de 165 futurs enseignants au niveau des écoles primaires et secondaires pour les options pédagogie, informatique, français et anglais. « Le diplôme est certes important mais il s’agit d’un outil et le plus important est ce que l’on va faire avec cet outil », a encore rappelé l’Administrateur Directeur Général du Groupe TELMA en insistant sur les qualités et les valeurs indispensables avant l’entrée dans l’arène de la vie professionnelle.
Les connaissances acquises à l’université doivent être complétées par des valeurs d’humanité et de solidarité. Le parrain de la promotion AINA a terminé son allocution en reprenant les propos de Léon Tolstoï : « De toutes les sciences que l’homme peut et doit savoir, la principale c’est la science de vivre de manière à faire le moins de mal et le plus de bien possible ».
Mme Monique FANDRO coordinatrice principale de la l’Université St Vincent De Paul a présenté les 165 étudiants et étudiantes de trois filières qui vont recevoir leurs diplômes.
Elle a présenté également les professeurs présents et les invités à cette cérémonie de remise de diplômes.
Elle a encouragé les étudiants qui vont maintenant prendre des responsabilités dans la vie de la Nation pour qu’ils appliquent toutes leurs connaissances à faire progresser le Peuple au milieu duquel ils vont travailler.
En suite a pris la parole, la représentante du Ministères de Formation Professionnel qui a également encourager les étudiants à travailler pour le développement du Peuple Malagasy.
Le dernier à prendre la parole c’était le Père Pedro qui a expliqué le but et le sens de la création de l’Université St Vincent de Paul Akamasoa. Cette Université c’est une chance pour tous les jeunes des familles qui ne possèdent pas de richesses matériels pour pouvoir étudier et obtenir un diplôme avec lequel ils pourront trouvés du travail et aider leurs familles.
Le Père Pedro à beaucoup insisté que la vie est un combat dans n’importe quel Pays et qu’il faut accepter ce combat pour vaincre le sous-développement et l’extrême pauvreté.
Il a également demandé aux étudiants diplômé de l’Université de n’avoir jamais peur ni honte de défendre la vérité qui nous fera libres et qui nous aidera à progresser dans tout les domaines de la vie humaine.
N’ayez pas peur d’être différent des autres quand il s’agit de défendre la justice et le bien commun.
Le Père Pedro à la fin, a bénis toute la promotion AINA pour que les nouveaux diplômés puissent aider les plus humbles et surtout les enfants de la Nation avoir un avenir digne.
La fête a fini par une dance qu’ils ont organisé les étudiants eux même pour montrer leur joie d’avoir réussi, d’avoir un diplôme et remercier leurs parents et leurs professeurs.
A la fin, c’était le moment de faire des photos de souvenir du groupe tout entier et avec tous les invités.
Le Père Pedro était invité par le Cheikh Haniphe Akbaraly à visiter le lieu de formation de nos frères musulmans le Centre Rassouloul Akram.
Le Père Pedro et ses accompagnateurs Mr Liva et Mr Maurice, ont était très chaleureusement accueillis par tous les responsables du Centre.
Le Cheikh Haniphe Akbaraly a fait visiter le Père toutes les installations et les classes de leur Ecole et Université.
Dans toutes les classes, nous avons salué les jeunes garçons et filles qui étaient très concentrés dans leurs études.
Nous avons aussi visité leur Station de Radio et en suite le Cheikh Haniphe Akbaraly a invité le Père Pedro à prendre la parole devant 200 élèves pour expliquer le travail Humanitaire et social d’Akamasoa.
Le Père Pedro a remercié tous les frères musulmans présents de leur accueil fraternel et cordiale qui manifeste que même ayant une foi et Religion différente, nous pouvons toujours nous entendre et nous respecter comme des frères et sœurs.
La Religion enseigne l’Amour de Dieu et l’Amour du prochain c’est-à-dire que tout être humain est image de son Créateur.
Le Dieu d’Amour et de Miséricorde veut unir tous les êtres humains sur Terre pour qu’ils se respectent et s’entraident pour pouvoir vivre en paix.
Le sens et l’objectif de toute Religion est d’unir tous les êtres humains sur Terre pour que même avec ses différences culturelles puissent former une seule Famille Humaine.
A la fin, le Père Pedro était invité par le responsable du Centre CRA à participer au partage du repas du midi à plus de 200 personnes, hommes, femmes et enfants, qui tous les midis viennent se restaurer par ce repas qui leurs offrent nos frères et sœurs musulmans gratuitement.
Ce geste de partage respectueux et gratuit manifeste clairement que nous ne pouvons pas prier et adorer Dieu sans aider concrètement les plus pauvres de nos frères et sœurs.
Le Père Pedro et ses accompagnateurs sont rentrés à Akamasoa très heureux d’avoir visité ce Centre de Prière, de Formation et d’aide Humanitaire en faveur de plus démuni.
Nous devrions toujours agir pour unir et rassembler toutes les Nations, toutes les Tribus, toutes les Religions pour être garants de nos différences respectives, et ainsi être plus fraternels et plus ouverts et tolérants et savoir partager toutes les richesses de notre Terre à tous nos frères et sœurs surtout aux plus pauvres.
Seulement accomplissant cela, nous pourrons tous vivre dans la dignité, le respect mutuel et dans la Paix.
L’année 2020 a été une année très difficile dans le monde entier, mais surtout dans les pays en voie de développement. Madagascar a dû non seulement faire face à la crise sanitaire, mais a dû dans le même temps continuer de se battre contre l’extrême pauvreté.
A partir du mois de mars, nous avons subi le premier confinement. Il a été d’ailleurs assez bien respecté par la population. A Akamasoa, nous avons arrêté le travail, l’école, les rassemblements religieux, la pratique du sport, toute vie communautaire. Nous avons cependant continué à aider des milliers de familles à hauteur de 80% de l’aide qu’elles recevaient en période normale. L’état a également apporté son aide en partageant les produits de première nécessité, cela a soulagé en grande partie la population la plus démunie.
Cliquez ci-dessous pour télécharger l’intégralité du rapport d’activités :
04 février 2021, andro voalohany fankalazana ny andro iraisam-pirenena ho an’ny firahalahian’ny olombelona rehetra, izay nankatoavin’ny Iraisampirenena hankalazaina isan-taona amin’izao daty izao.
Ity andro voatokana ho an’ny firahalahiana ny olona rehetra erantany ity dia noho ny Papa François sy ny Lehiben’ny Fivavahana Silamo dia i Imam Ahmad Al Tayyeb, ka izy roa lahy no nanao sonia ny taratasy tany ABU DHABI, tamin’ny 04 février 2019, momba ny fihavanana, firaisan-kina sy ny fandriam- pahalemana ary manankery ho an’ny olona mpivavaka sy tsara sitrapo. Izany Document voasonia izany dia mitondra ny lohan-teny hoe « Document sur la fraternité humaine pour la paix mondiale et la coexistence commune ».
Ny olona rehetra tsara sitrapo dia tokony miezaka mitondra fihavanana sy fandriam-pahalemana amin’ny fiarahamonina misy azy amin’ny fiezahana manao fifanakalozan-kevitra, momba ny kolon-tsaina sy fivavavahana. Samy manana ny soatoavina ny firenena rehetra ka afaka mampiray antsika samy hafa fiaviana izany, satria raha soatoavina dia zavatra tsara sy soa izany ka mendrika mandray sy manantanteraka azy amin’ny fiainana andavan’andro ny tsirairay.
Isika ato amin’ny Akamasoa dia tsy maintsy miezaka amin’ny toerana misy antsika, eto Andralanitra, Manantenasoa, Mahatsara, Antolojanahary ka manao izay faran’ny herintsika mba hifanaja, mifanampy ary mifankatia.
Izany toe-tsaina sy fihetsika izany dia miteraka fihavanana amin’ny fiarahamonina misy antsika mba hanjakan’ny rariny sy ny hisiny. Mazava ny teny nefa sarotra ny mananteraraka azy satria tsy mora ny mandray ny olona rehetra ho mpirahalahy sy ho mpirahavavy raha hafa firazanana sy firenena ary kolon-tsaina, hafa fiteny, hafa fomba amam-panao.
Nefa noho ny tenin’Andriamanitra sy ny Finoana dia tsy maintsy miezaka andro aman’alina isika mifehy ny fitiavan-tena diso be loatra ary hamorina fiarahamonina manana izany fihavanana tsy misy fetra izany.
Isika rehetra ry havana mpianatra dia samy mpirahalahy sy mpirahavavy avokoa, tsy manao fanavakavaham-bolokoditra, na ara-pirazanana na ara-pinoana ; isika mifanaja amin’ny lafin’ny ara-piainana rehetra.
Eto amin’ny Akamasoa indrindra eto amin’ny sekolintsika amin’ny ambara-tonga isany, dia isika rehetra izay manatrika etoana dia miezaka ho mpirahalahy sy mpirahavavy ary mifanaja fatratra.
Ren-tany sy ren’ny lanitra izany teny fankaherezana sy fandrosoana izany ka anjarantsika manatanteraka izao hafatra izao isan’andro isan’andro, ary isaky ny 04 Fébroary isan-taona dia mankalaza izao andro firahalahiana maneran-tany izao isika ; mandalina sy mampitombo ny firahalahiana manerana an’ny Madagasikara sy ny Tany manontolo.
Samia ho tahian’Andriamanitra ary aza adinontsika ny ohabolana malagasy : « Fitia mifamaly, mahatsara Fihavanana ».
Mompera Pedro
Akamasoa, 04 Février 2021
4 February, International Day for Human Fraternity
4 February 2021, is the first celebration of the International Day for Human Fraternity, a decision adopted by the United Nations and which will be celebrated every year on that day.
This International Day for human Fraternity is the work of Pope Francis and Grand Imam Al-Tayyeb who signed on 4 February 2019 in ABU DHABI a commitment letter to unity, solidarity and peace which appeals to followers of these faiths and to all people of good will. This document that they signed bears the title “A Document on Human Fraternity for World Peace and Living Together.”
All people of good will should strive to bring unity and peace to their community through discussions and exchange of ideas on culture and faith. Each country has its own set of values and these can unite us though we are of different originsas values are cherished common goods which we seek to pursue in our daily lives.
We, the people of Akamasoa, must also invest efforts in our specific situation, here at Andralanitra, in Manantenasoa, in Mahatsara, in Antolojanahary, and do our very best to respect one another, help one another and love one another.
Such an attitude and action will bring about unity to our communities so that justice and fairness prevail. These words are clear and simple although they are not easy to abide by as it is difficult to consider everyone your brothers or sisters if they come from different origins, countries, culture, languages or customs.
But when we are moved by the Words of God and our faith, we must strive every day to restraint our excessive love for ourselves and build a community where limitless unity reigns.
Dear friends, students, we are all brothers and sisters, we do not discriminate against anyone, whether it is based on peoples’ race or origin or faith; we respect one another in all aspects of our lives.
Here at Akamasoa, especially within our schools at all levels, everyone in front of me today, we strive to be brothers and sisters and respect one another.
These words of encouragement and commitment echo all over the world and it is up to us to fulfill them every day, and every 4 February of every year, we celebrate the International Day of Human Fraternity; working to promote fraternity all over Madagascar and the whole world.
May God bless every one of us.
Father Pedro
Akamasoa, 4 February 2021
4. Februarja : Svetovni dan bratstva med narodi:
Danes, 4. Februarja, obhajamo prvič »Svetovni dan bratstva vseh ljudi«. Priznali so ga Združeni narodi. Ta dan je torej posvečen bratstvu vseh ljudi sveta. Pobuda za to je bilo srečanje papeža Frančiška in velikega imama Ahmad Al Tayeeb. Pismo sta podpisala 4. Februarja 2019, v Abu Daby, ko je bil na pastoralnem obisku v Združenih emiratih. V pismu je torej govora o edinosti, miru in molitvi; in to velja za vse verske skupnosti in za vse ljudi po svetu. Dokument nosi naslov : »Človeško bratstvo, v prizadevanju za mir v svetu in skupno bivanje«.
Vsi ljudje dobre volje si morajo prizadevati z molitvijo za dobro sožitje med ljudmi; z medsebojnimi pogovori (iz kulturnega in verskega vidika). Vsak narod ima svoje vrednote, s katerimi lahko bogati druge in te nas lahko povezujejo ned seboj, čeprav ljudje prihajajo iz različnih koncev sveta in iz drugačnih sredin. Pomembna je vrednota, ki pa je nekaj dobrega. Zato se jo splača sprejeti v vsakdanje življenje.
Mi, v Akamasoi, si moramo prizadevati, da bi vladala resnica in pravica, tu kjer živimo. Beseda je dovolj jasna, a jo je težko včasih izpolniti. Kajti, nikakor ni preprosto sprejeti drugega človeka za brata, sestra, posebej če pride od drugod (iz drugega plemena ali naroda), ali če je ta nas brat iz drugačne kulturne sredine ali govori tuj jezik; in je njegov način dela drugačen od našega. Vse to so izzivi za vsakega izmed nas.
Zaradi Božje besede, vere, ki jo nosimo v svojem srcu, se moramo truditi vsak dan, da obvladujemo sebičnost in gradimo medsebojne odnose, resnično sožitje med nami, ki krepi prijateljstvo med ljudmi, ki ne pozna meja.
Mi vsi, dragi prijatelji (učenci, študentje), smo v resnici bratje in sestre med seboj. Ne delamo razlik zaradi barve kože, ne gledamo od kod kdo prihaja ali kateri veri pripada. Mi se spoštujemo v naših različnostih v vseh naših življenjskih situacijah.
V Akamasoi, zlasti v vseh naših šolskih ustanovah; vsi, ki smo tukaj navzoči, se bomo trudili, da bomo bratje in sestre in se resnično spoštovali med seboj.
Naj sliši zemlja in nebo; in vsi ljudje dobre volje, besede spodbude. Na vseh nas pa je, da izpolnjujemo te pomembne spodbude, priporočila, in to, vsak dan: Vsako leto na svetovni dan bratstva med narodi (4.2.) hočemo to še posebej naglasiti. Srčna želja je, da bi se bratstvo med ljudmi krepilo po celem Madagaskarju in po vsem širnem vesoljnem svetu!
L’année 2020 a été une année très difficile dans le monde entier, mais surtout dans les pays en voie de développement. Madagascar a dû non seulement faire face à la crise sanitaire, mais a dû dans le même temps continuer de se battre contre l’extrême pauvreté.
A partir du mois de mars, nous avons subi le premier confinement. Il a étéd’ailleursassez bien respecté par lapopulation. A Akamasoa, nous avons arrêté le travail, l’école, les rassemblements religieux, la pratique du sport, toute vie communautaire. Nous avons cependant continué à aider des milliers de familles à hauteur de 80% de l’aide qu’elles recevaient en période normale. L’état a également apporté son aide en partageant les produits de première nécessité, cela a soulagé en grande partie la population la plus démunie.
Mais le confinement à Madagascar et pour la population de nos villages a été très dur et a posé de nombreux problèmes. En effet, toutes les familles vivent dans des espaces réduits et sont très à l’étroit dans leurs maisons de 12 m² et il était impossible de rester jour et nuit ensemble confinés. De plus l’arrêt de l’école, du travail et du sport pendant 7 mois a beaucoup désorienté les jeunes et les enfants qui pour beaucoup d’entre eux sont tombés dans le piège de la vie facile. Les messes du dimanche, d’abord supprimées, ont été réorganisées en plein air car les gens avaient besoin de prier et de se retrouver ensemble pour demander à Dieu de sortir indemne de cette pandémie. Bien sûr toutes les règles de distanciation ont été respectées et les masques étaient de rigueur.
Nous avons fort heureusement été beaucoup plus épargnés que les pays du Nord où des milliers de gens sont morts de la Covid-19 mais nous restons cependant très soucieux et responsables face à ce dangereux virus invisible et imprévisible.
Les difficultés que nous avons rencontrées cette année ont créé une ambiance de morosité palpable et la pauvreté est toujours là et doit toujours être malheureusement combattue. Beaucoup de personnes doiventvivre au jour le jour et surtout survivre, et les besoins fondamentaux de 70% de la population ne sont toujours pas assurés. Un pays à l’arrêt depuis 60 ans, avec une population qui a quadruplé en même temps, nous laissent imaginer les besoins immenses et indispensables qu’il faudrait pour que le peuple puisse retrouver une certaine dignité.
Les infrastructures routières, les bâtiments scolaires, les hôpitaux, les maternités et dispensaires, les aides aux paysans ou aux jeunes étudiants sont insuffisants voire inexistants. Un des problèmes majeurs c’est le manque d’eau, non seulement dans tous nos villages mais aussi dans tous les quartiers de Tana. Idem pour l’électricité, les gens attendent toujours d’être branchés au réseau de la Jirama. Que font les gouvernements successifs et les entreprises d’état pour changer ça ? Que fait-on de l’argent et des budgets prévus pour le bien commun ? Pourquoi tant d’insouciance et d’indifférence au sort de nos enfants ?
La dégradation du pays se poursuit. Les valeurs ancestrales, socles d’un peuple fier, disparaissent. Les mœurs sont catastrophiques et nous avons vécu une vague de viols sans précédent qui a ému jusqu’au sommet de l’état. La corruption est à son comble malgré les mesures prises par le gouvernement actuel et continue à faire de terribles dégâts. Il est temps que nos dirigeants réalisent enfin leurs promesses et que nos fonctionnaires se mettent au travail !
Malgré toutes ces difficultés que nous avons dû subir et traverser, durant cette année 2020, nous avons fait des efforts importants pour continuer à bâtir notre Ville d’Akamasoa et pour poursuivre toutes les aides que nous apportons à des milliers de malades tous les ans avec nos projets de santé !
Le travail réalisé en 2020 : Pour les logements: constructions de 53 Logements avec aménagement, 70 latrineset douches ; 40 maisons en bois à Mangarivotra ; Réhabilitation de 7 maisons à Antolojanahary ; Réhabilitation et enduit de 40 maisons à Ambaniala. Pour les infrastructures scolaires : Agrandissement de la crèche à Andralanitra avec 9 nouvelles salles de classe et une grande salle polyvalente ; Un bureau pour le Proviseur du Lycée de Mahatsara et une salle des Professeurs ; Clôture du Lycée à Mahatsara ; Finition de l’école avec 9 salles de classe à Vangaindrano ; Construction d’un Lycée avec 6 salles de classe à Masianaka ; Construction d’une école primaire avec 5 salles de classe à Tanambaro Masianaka ; Construction d’une école de langues avec 8 salles de classe et 2 grandes salles polyvalentes à Vohitsara avec un accès en route pavée ; Agrandissement de la cour de l’école maternelle à Andralanitra ; Construction d’une école de cuisine « Excellence Culinaire » ; Réhabilitation de la cuisine et du réfectoire à Andralanitra ; Confection de 470 tables bancs, 40 lits simples et 84 lits superposés, 72 tables et 326 chaises ; Construction de 2 terrains de foot à 7 à Mangarivotra et à Lovasoa ;
Construction d’un Hangar de 100 m2 pour les réunions des jeunes à Ambohimalaza. Pour les aménagements : Extension du cimetière de Mangarivotra avec une ruelle en béton de 200m ; Goudronnage de 2300 m2 de ruelles ; Des murs de soutènements à Lovasoa ; Clôture d’une partie du Centre de Manantenasoa avec un trottoir de 700m ; Une route pavée de 412m reliant le centre d’Antolojanahary et le village de Saint François et 400m du dispensaire au quartier Nazareth ; Confection de poteaux en béton ; Adduction d’eau à Ankadisarotra près de Manantenasoa ; Reboisement d’Antolojanahary et d’Ambohimalaza avec 10 000 arbres ; Ruelle en béton de 800m entre les villages de Lovasoa et de Bemasoandro ; Achat d’un terrain de 1ha à Mahatsara et de 5ha à Antolojanahary.
Les projets pour 2021 : Nous voulons construire à nouveau 100 logements ; Construire une maisoncommunautaire pour une des religieuses qui travaille avec nous ; Réhabiliter des maisons à Safata et à Ranomafana ; Reconstruire le Village d’Ampasika où il y a 240 familles qui vivent dans une situation inhumaine ; Finir la construction d’une école de Langues à Vohitsara d’un Lycée et d’une école Primaire à Masihanaka ; Construire une bibliothèque pour l’Université d’Akamasoa ; Construire un toit métallique et en tôle pour le terrain de basket de Mahatsara ; Construire 3 terrains de mini-foot dans les quartiers populaires et 4 terrains de Basket Ball dont 2 à Antolojanahary ; Continuer l’extension du cimetière principal d’Akamasoa ; Construire des routes et des trottoirs de plusieurs km entre ou dans les villages ; Faire de l’adduction d’eau et construire des réservoirs dans plusieurs villages notamment à Manantenasoa et Andralanitra et progresser dans le forage d’eau ; Faire des caniveaux et de l’assainissement ; Construire des dizaines de latrines publiques et privées dans tous les centres Akamasoa et mettre des toilettes publiques pour les touristes à la Maison Paolina ; Faire la clôture du Centre Akamasoa et de L’Hôpital CSBII à Safata ; Clôturer le parc et le jardin à Mahatazana ; Construire des parkings autour de l’Université et continuer toujours à reboiser les villages. Poursuivre la construction d’un Hostel au Centre de Manantenasoa pour recevoir les visiteurs et participer à la formation des jeunes à l’Hôtellerie.
Cela fait 50 ans maintenant que je suis au service de cette belle île de Madagascar pour servir en frère et en ami ce peuple qui m’a accueilli si aimablement et si fraternellement ! Avec les enfants, les jeunes et les parents d’Akamasoa, nous allons continuer à lutter, comme nous le faisons depuis le début de notre aventure spirituelle et humanitaire, à préparer un avenir plus digne pour nos milliers de familles dont nous nous occupons. Nous sommes loin d’y être arrivés, mais nous ne baisserons jamais les bras, ne serait-ce que pour un seul enfant qui serait en danger.
Madagascar est très grande par sa superficie, sa population est dispersée dans toutes les régions de l’île. Il faut beaucoup de temps et surtout des routes et des infrastructures pour atteindre des zones enclavées où tant de nos frères et sœurs attendent, avec une patience incroyable, pour qu’un jour leur sort soit meilleur et plus digne.
Akamasoa continuera à aider la jeunesse en manque de repère, à essayer de changer les mentalités, les habitudes et les comportements, à enfin trouver une sortie de la pauvreté. Nous devons nous tenir prêts en permanence pour apporter un peu de lumière et des solutions adéquates là où il y a trop de violence ou de désespoir. Le constat est amer, il y a trop de souffrance et c’est une dure réalité. Tout va trop lentement sauf la démographie qui grimpe à toute vitesse. Il est urgent de trouver des solutions.
La population est endormie et l’état ne dénonce pas assez fort les malversations, la gabegie, le népotisme et les conflits d’intérêts de toute sorte. Des efforts sont faits mais ce n’est pas suffisant. Nous manquons de leaders forts pour faire respecter les lois et pour travailler pour le bien commun. Parfois, c’est même l’anarchie qui s’installe dans les bas quartiers et un peu partout dans les grandes villes où la présence de l’état est juste absente.
Il y a un manque flagrant de courage pour affronter les vrais problèmes et oser dire la vérité. Ceux qui provoquent le désordre et sèment le chaos menacent les citoyens honnêtes et semblent malheureusement régner en maitre.
Mais malgré toutes les difficultés rencontrées, nous avons quelques joies et réussites. Le 6 octobre nous avons fait la rentrée scolaire, un grand moment de bonheur pour les parents et les enfants. L’état a reconnu notre université de Saint Vincent de Paul avec les filières pédagogique, informatique, langue et nouvellement la branche paramédicale qui formera des infirmiers et des sages-femmes.
Bonne et Heureuse Année 2021 à vous tous, bienfaiteurs, et merci de continuer à nous aider dans notre combat.
Notre joie est immense pour servir le peuple Malagasy à Akamasoa et avec vous!