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INAUGURATION DU LYCÉE TECHNIQUE AGRICOLE À AKAMASOA ANTOLOJANAHARY

02 octobre 2026

AKAMASOA : INAUGURATION DU LYCÉE TECHNIQUE AGRICOLE D’ANTOLOJANAHARY, UN ENGAGEMENT RENFORCÉ POUR L’AVENIR DES JEUNES

Le 2 octobre 2026, le Lycée Technique Agricole Akamasoa Antolojanahary (LTAAA), situé dans le district d’Ankazobe, a été inauguré en présence du ministre de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle, Dr Todisoa Manampy Andriamampandry, accompagné de tous les directrice et directeurs de son Ministère , du maire de Mahavelona et du chef du district d’Ankazobe.

Cette inauguration marque une étape importante dans le développement de l’offre de formation professionnelle d’Akamasoa. Implanté à Antolojanahary, berceau historique du premier village d’Akamasoa, cet établissement a pour vocation de former des jeunes dans les domaines de l’agriculture et de l’élevage, des secteurs essentiels au développement de Madagascar.

Cette initiative s’inscrit dans le cadre du partenariat entre le ministère et le Mouvement Akamasoa, signé le 15 juillet 2026. Cette collaboration vise à renforcer la qualité des formations, à adapter les compétences aux besoins du marché du travail et à favoriser l’insertion socioprofessionnelle des jeunes.

Fidèle à la vision de son fondateur, le Père Pedro Opeka, Akamasoa poursuit ainsi son engagement en faveur de l’éducation, de la formation et de l’autonomie. L’objectif est de donner aux jeunes les moyens d’acquérir des compétences concrètes, de trouver un emploi et de contribuer activement au développement de leur pays.

Au-delà de l’inauguration d’un établissement, cette journée symbolise une nouvelle avancée pour la jeunesse malgache. En plaçant la formation technique et agricole au cœur de son action, Akamasoa réaffirme sa conviction que l’éducation et le travail sont des leviers essentiels pour lutter durablement contre la pauvreté.

À Antolojanahary, une nouvelle perspective s’ouvre ainsi pour les jeunes : apprendre, se former et construire un avenir meilleur, dans la dignité et l’espérance.

 

51 ANS DE PRÊTRISE DU PÈRE PEDRO OPEKA

28 septembre 2026

PÈRE PEDRO OPEKA : 51 ANS DE SACERDOCE AU SERVICE DE DIEU ET DES PLUS PAUVRES

Le 28 septembre 2026, le Père Pedro Opeka a célébrer 51 ans de sacerdoce, marqués par une vie de foi, de dévouement et d’engagement auprès des plus pauvres.

Ordonné prêtre le 28 septembre 1975 en Argentine, le Père Pedro a consacré sa vie à Dieu et au service des personnes les plus démunies. Arrivé à Madagascar en 1970, il est revenu en 1976 pour exercer son ministère sacerdotal à Vangaindrano, dans le sud-est du pays. Cette expérience missionnaire a profondément marqué son parcours et renforcé sa volonté d’agir concrètement contre la pauvreté.

En 1989, bouleversé par les conditions de vie des familles vivant sur la décharge d’Andralanitra, à Antananarivo, il décide d’agir avec les populations concernées. En janvier 1989 naît l’Association Humanitaire Akamasoa, fondée sur des valeurs essentielles : le travail, l’éducation, la solidarité et le respect de la dignité humaine.

Depuis, Akamasoa poursuit sa mission en accompagnant les familles, en scolarisant les enfants, en développant des activités professionnelles et en offrant de nouvelles perspectives aux plus démunis.

Après 51 années de sacerdoce, le Père Pedro demeure un témoignage vivant de foi mise en action. Son parcours rappelle que la pauvreté n’est pas une fatalité et que, grâce au travail, à la solidarité et à l’espérance, chacun peut retrouver sa dignité et construire un avenir meilleur.

À l’occasion de cet anniversaire, l’Association Humanitaire Akamasoa rend hommage à son fondateur et remercie toutes celles et tous ceux qui contribuent à poursuivre cette œuvre de fraternité.

Merci au Père Pedro pour ces 51 années de vocation et de service. Que son engagement continue d’inspirer les générations futures et de faire grandir l’espérance à Madagascar.

FÊTES DE SAINT VINCENT DE PAUL À AKAMASOA

27 septembre 2026

AKAMASOA CÉLÈBRE SAINT VINCENT DE PAUL, UN MODÈLE DE CHARITÉ ET DE SOLIDARITÉ

La communauté d’Akamasoa a célébré la fête de saint Vincent de Paul, figure emblématique de la charité chrétienne et du service des plus pauvres. Cette célébration est une occasion de renouveler l’engagement de chacun en faveur de la solidarité, de la fraternité et de la dignité humaine.

Fondateur de la Congrégation de la Mission au XVIIᵉ siècle, saint Vincent de Paul a consacré sa vie au service des personnes démunies, des malades et des plus vulnérables. Son exemple continue d’inspirer de nombreuses œuvres de charité à travers le monde.

Cet héritage spirituel occupe une place particulière à Akamasoa, dont le fondateur, le Père Pedro Opeka, est membre de la Congrégation de la Mission. Depuis la création de l’association en 1989, son engagement s’inscrit dans cette même volonté de lutter contre la pauvreté par le travail, l’éducation, la solidarité et le respect de la dignité de chaque personne.

La fête de saint Vincent de Paul rappelle ainsi que la charité ne se limite pas aux paroles, mais se concrétise chaque jour par des gestes, des actions et un engagement durable auprès des plus démunis.

À Akamasoa, cette journée est une invitation à poursuivre ensemble cette mission d’espérance, afin que chaque personne puisse retrouver sa dignité et construire un avenir meilleur.

Que l’exemple de saint Vincent de Paul continue de guider la communauté d’Akamasoa sur le chemin de la foi, du partage et du service des plus pauvres.

RENTRÉE SCOLAIRE 2026-2027 À AKAMASOA

21 septembre 2026

Pour l’année scolaire 2026-2027, le Père Pedro Opeka transmet son message et son soutien aux élèves d’Akamasoa :

CHÈRES ÉLÈVES D’AKAMASOA 

Chaque année, lorsqu’une nouvelle année scolaire commence, je viens vous parler, vous conseiller et vous encourager, comme le font vos éducateurs et vos enseignants.

Aujourd’hui, une nouvelle année scolaire commence, et c’est une nouvelle rencontre qui nous rassemble. Je suis venu ici pour m’adresser à vous et vous encourager, avec un amour renouvelé et une force nouvelle.

Je ne me lasserai jamais de vous encourager et de vous guider sur le bon chemin. Car je sais que les tentations sont nombreuses chaque jour, partout où vivent les êtres humains. Beaucoup de choses peuvent attirer les jeunes et les éloigner du droit chemin.

Certaines personnes respectent et suivent les commandements de Dieu. Elles s’efforcent de vivre dans la vérité et dans la joie.

Mais d’autres méprisent les commandements de Dieu. Elles peuvent se laisser séduire par de mauvaises idées et par les plaisirs matériels, jusqu’à mener une vie malhonnête, marquée par le vol, la tromperie, la violence et bien d’autres formes de méchanceté.

Vous, les élèves, vous êtes encore jeunes. Vous êtes toujours en train d’apprendre et de préparer votre avenir. Vous n’avez peut-être pas encore découvert ni expérimenté toutes les mauvaises réalités qui existent dans le monde. Et il est normal que vous pensiez encore que tous les êtres humains sont bons.

Notre société serait vraiment belle si cela était vrai. Mais alors, pourquoi y a-t-il encore des guerres, de la jalousie, des conflits, des discriminations et de la haine dans le monde ?

Parce que certaines personnes ne suivent pas le chemin de la vérité et causent du tort aux autres, aux familles et à la société.

C’est pourquoi, ici, à Akamasoa, nous croyons aux commandements de Dieu et nous les respectons. Jour et nuit, nous nous efforçons de ne pas nous laisser entraîner par les tentations et les mauvais chemins, qui peuvent troubler notre esprit, détruire notre corps et, surtout, blesser notre âme et notre dignité humaine.

Chers élèves, accueillez avec amour les conseils et les encouragements que je vous adresse aujourd’hui.

Je ne voudrais pas que le temps que vous passez ici, à Akamasoa, soit perdu. Étudiez sérieusement. Faites des efforts. Respectez vos enseignants et vos éducateurs. Respectez vos parents et vos camarades. Et, par-dessus tout, respectez la vérité et la dignité humaine.

L’objectif n’est pas seulement d’obtenir un diplôme. L’objectif est de faire de vous des femmes et des hommes de valeur, capables de défendre la vérité, de distinguer le bien du mal et d’apporter quelque chose de bon à leur famille, à la société et à Madagascar.

Ce que je vous dis aujourd’hui n’est pas nouveau. Vous avez déjà entendu beaucoup de ces paroles.

Mais voici ce que je voudrais que vous compreniez aujourd’hui : même si vous avez déjà entendu ces paroles, je vous les adresse une nouvelle fois, avec un amour renouvelé, un respect renouvelé et des encouragements renouvelés.

Je veux que vous sentiez qu’il y a des personnes qui croient en vous, qui vous font confiance et qui souhaitent vous voir réussir dans la vie.

N’ayez pas peur de suivre le droit chemin, même s’il est difficile. Comme le dit le proverbe, la vie est un combat.

Ne vous laissez pas entraîner par vos amis sur de mauvais chemins. Ne vous laissez pas tromper par les plaisirs matériels ni par les choses qui brillent seulement en apparence.

Apprenez à distinguer le bien du mal. Apprenez à dire « non » lorsque l’on vous propose quelque chose de mauvais.

Apprenez à dire « oui » aux études, au travail, à la vérité, au respect et à l’amour.

Et souvenez-vous toujours qu’une vie réussie ne se construit pas toute seule. Elle exige des efforts, de la persévérance, de la maîtrise de soi, de l’honnêteté et du courage.

En ce début de nouvelle année scolaire, je vous souhaite donc de trouver une force nouvelle, une sagesse nouvelle, un courage renouvelé et une espérance nouvelle.

Gardez ces paroles en mémoire pour pouvoir vous en souvenir, mais surtout, gardez-les dans votre cœur et prenez le temps d’y réfléchir profondément.

Puisse cette année scolaire vous aider à devenir plus mûrs, plus sages et mieux préparés à construire votre avenir.

Étudiez. Faites des efforts. Restez fidèles à la vérité. Et ne perdez jamais votre dignité humaine.

Que la bénédiction de Dieu soit avec vous !

version malagasy : RY MPIANATRA AKAMASOA 21 septembre 2026

 

 

LES ENTRETIENS DE ROYAUMONT ET FONDATION AXIAN A AKAMASOA 2026

     SE LEVER ET COMBATTRE LA/SA PAUVRETE             

Chers amis, Bienvenus, vous les Organisateurs, Les Entretiens de Royaumont , Fondation Axian  et vous les Ambassadeurs  de France et d’Allemagne, et  surtout vous chers ONG ici présents !

Nous sommes réunis ici, à Akamasoa, pour la deuxième fois.

Mais Akamasoa n’est pas seulement un lieu de rencontre.
C’est un lieu de vérité et de combat quotidienne corps à corps contre l’extrême pauvreté.

Ici, la pauvreté n’est pas une théorie.
Elle a un visage.
Elle a une histoire.
Elle a un nom.

Et ici aussi, l’espérance est devenue réalité.

Depuis 37 ans, avec des hauts et de bas  nous avons vu des milliers de familles se relever.
Nous avons vu des hommes et des femmes retrouver leur dignité.
Nous avons vu des enfants passer de la rue à l’école, du désespoir à l’avenir.

Voilà ce que signifie lutter contre la pauvreté.

Mais Akamasoa n’est pas un modèle pour personne, nous travaillons par devoir humain et de croyant. Personne n’a le monopole pour lutter contre la pauvreté

Et c’est pourquoi votre présence des nombreux ONG aujourd’hui est importante.

Mais permettez-moi d’être direct.

Depuis des décennies, nous entendons des discours.
Des stratégies.
Des promesses.

Toujours de nouvelles méthodes pour « vaincre la pauvreté ».

Et pourtant…

Que voyons-nous ?

Toujours plus de familles sans abri.
Toujours plus d’enfants dans les rues.
Toujours plus de misère visible.

Dans notre capitale, des enfants vivent entre les voitures, respirent la fumée, mendient pour survivre.

Et trop souvent, personne ne se sent responsable.

C’est cela, la réalité.

Alors, posons-nous une question simple :
Pourquoi ?

Pourquoi, malgré tant de réunions, tant d’experts, tant de moyens…
les choses changent si peu ?

La réponse est difficile, mais elle est claire :

Parce que la pauvreté ne se combat pas à distance et par des intermédiaires.

On ne lutte pas contre la misère depuis un bureau climatisé.
On ne relève pas un peuple avec des rapports et des statistiques.

La pauvreté se combat sur le terrain.
Avec les gens.
Au milieu des gens.

Elle se combat avec présence.
Avec respect. Discrétion, humilité ,
Avec amour .

Oui, amour .

Un mot simple… mais souvent oublié.

Nous avons des moyens.
Nous avons de l’argent.
Nous avons des idées.

Mais il nous manque trop souvent l’essentiel :

La passion. L’envie
La patience.
La persévérance et la foi.

Et sans cela, rien ne tient.

Soyons honnêtes :

L’argent existe.

Mais il est trop souvent utilisé ailleurs — parfois pour détruire,
au lieu de construire.

C’est un scandale qui crie au Ciel .

Pendant que certains investissent dans les armes,
des enfants manquent d’eau, de nourriture, d’éducation.

Cela ne peut pas continuer.

Aucune personne…
aucun enfant…
ne devrait vivre sans les besoins essentiels :

Un toit.
De l’eau.
Des soins.
Une éducation.
Un travail et un Esprit.

A Madagascar il y a un proverbe  qui dit «  c’est Esprit qui fait une personne « .

Ce ne sont pas des privilèges.

Ce sont des droits.

Et pourtant, pour des millions de personnes, ces droits restent un rêve.

Mais malgré tout…

Les pauvres nous donnent une leçon extraordinaire.

Ils tiennent debout.

Ils résistent.

Ils espèrent.

Ils portent en eux une force incroyable.

Ils nous montrent que la dignité humaine ne disparaît jamais, même dans la misère.

Et c’est là que notre responsabilité commence.

Aider, oui.

Mais jamais remplacer…………. Respecter, toujours.

Encourager chacun à devenir acteur de sa propre vie.

Le vrai développement ne s’impose pas.
Il se construit avec les personnes elles-mêmes.

Main dans la main.

Les enfants et les jeunes doivent être notre priorité absolue.

Parce qu’un enfant dans la rue est une injustice.
Mais un enfant éduqué est une victoire.

Sortir un enfant de la rue,
c’est changer une vie.

L’éduquer,
c’est changer un pays.

Alors aujourd’hui, je vous lance un appel.

Pas un appel aux paroles.

Un appel à l’engagement.

Un appel à l’action.

Il est temps de passer des idées aux actes.
Des promesses aux résultats.
Des discours à la réalité.

Que chacun se demande :

Qu’est-ce que moi, je peux faire ?

Pas demain   –    Aujourd’hui.

Pas ailleurs   –   Ici.

Parce que chacun peut agir.

Chacun peut donner.

Chacun peut s’engager.

Et ensemble, nous pouvons changer les choses……. Oui, ensemble.

Car personne ne peut vaincre la pauvreté seule. Nous devons travailler  ensemble avec les responsables de l’Etat. Parce que ensemble…nous sommes une force immense. Vous les ONG  et Vous les Bailleurs de fond ici présents et les responsables du Gouvernement !

Alors que cette rencontre ne soit pas une réunion de plus.

Qu’elle soit un tournant.

Qu’elle soit un engagement réel.

Qu’elle soit le début d’actions concrètes.

Pour que ceux qui souffrent…
souffrent moins.

Pour que ceux qui espèrent…
ne soient plus déçus.

Pour que ceux qui attendent…
voient enfin un changement.

Que ceux qui ont des oreilles, entendent.
Que ceux qui ont un cœur, agissent.
Que ceux qui ont une âme, persévèrent.

Et que ceux qui ont la force et la santé…
s’engagent sans attendre.

Chers amis,   Le moment est venu……….. À nous d’agir………..

Acta non verba.         

ASA FA TSY KABARY    Courage et Merci !                                                               

Pedro Opeka cm

 

SORTIE DE PROMOTION ÉCOLE DE FELIX 2026

Chers jeunes,

Aujourd’hui est un grand jour, un jour de joie pour vous et pour nous tous, car vous avez achevé avec succès votre formation à l’École de Félix, et vous recevez votre diplôme.

Désormais, vous avez acquis des connaissances et des compétences dans le domaine de la cuisine. Beaucoup d’entre vous ont déjà trouvé un emploi. Cela signifie que vous avez fait des efforts, que vous avez persévéré et que vous avez gardé la volonté de ne pas abandonner tout au long de votre formation.

N’oubliez pas que le métier de cuisinier est un métier noble et important.
La nourriture est essentielle à la vie quotidienne. Personne ne peut vivre sans manger. Et lorsque les plats sont bons et savoureux, ils apportent de la joie aux personnes. Très souvent, la nourriture unit des personnes venant de différents horizons, de tous les coins du monde. Quand les gens partagent un repas, ils échangent, se comprennent et se rapprochent davantage.

Ainsi, en tant que cuisiniers :

  • travaillez avec amour,
  • cherchez chaque jour à vous améliorer,
  • et veillez surtout à la propreté.

La propreté est essentielle dans le métier de la cuisine, car elle est directement liée à la santé des personnes. Une nourriture non propre peut provoquer des maladies. Mais une nourriture propre, bonne et savoureuse apporte santé et joie.

N’ayez pas peur de créer et d’innover. Continuez à apprendre, cherchez de nouvelles idées, créez des plats attractifs que les gens aimeront. Le monde évolue chaque jour, et vous devez aussi savoir développer vos talents.

N’oubliez pas que vous êtes les enfants d’Akamasoa.
Vous êtes le fruit des efforts et des luttes de vos parents et de vos aînés. Vous venez de situations difficiles. Mais vous avez montré qu’on peut vaincre la pauvreté et les épreuves par le travail, la foi en soi et la foi en Dieu.

Rappelez-vous toujours : « La vie est un combat ».
Il n’y a pas de travail facile. Il n’y a pas de réussite sans effort. Il faut du courage, de la persévérance et de la maturité.

Dans votre travail :

  • respectez les autres,
  • respectez votre travail,
  • respectez la propreté et le temps,
  • et respectez votre parole.

Une personne digne de confiance est celle qui respecte son travail et qui a de bonnes valeurs.

Et souvenez-vous toujours de ce proverbe malgache :
« C’est l’esprit qui fait l’homme. »

Si vous avez la foi, si vous agissez avec vérité et si vous aimez les autres, vous serez appréciés par vos employeurs et par la société.

Que, en voyant votre travail, les gens puissent dire :
« Où ce jeune a-t-il été formé pour avoir autant de compétence et de sagesse ? »

Nous remercions particulièrement Monsieur Mathias Ismail, fondateur de l’École de Félix.
Merci à Madame Rindra, directrice de l’école, ainsi qu’à tous les enseignants qui vous ont formés avec amour et respect.
Merci aussi à vos parents et à toutes les personnes qui vous ont soutenus dans les moments difficiles et vous ont encouragés à ne pas abandonner.

Enfin, nous remercions Dieu, source de toute vie et de toute bénédiction.

Chers jeunes,
Avancez dans la vie. Ne vous découragez pas. Ne reculez pas. Croyez en vous. Travaillez bien. Aimez les autres.

Continuez votre chemin, la vie est votre seule limite.

Que Dieu vous bénisse tous !
Merci.

Père Pedro

JOURNÉE INTERNATIONAL DE LA FRANCOPHONIE A ANTANANARIVO 2026

      LES JEUNES ET LA PAIX

 Merci pour votre invitation pour témoigner dans cette réunion de l’Organisation internationale de la Francophonie sur le thème « Les jeunes et la paix ».

J’adhère à ce que réalise la Francophonie pour unir des peuples et des nations qui croient dans la paix, la liberté, la défense des droits de l’homme et le respect des cultures.

Parler de la paix aux jeunes est aujourd’hui une urgence.

Il faut éclairer les esprits et encourager les jeunes à prendre des décisions courageuses pour leur avenir et pour le bien de toute l’humanité.

Je dois vous dire que je n’ai pas de phrases magiques pour séduire les jeunes.

J’ai seulement une expérience : celle de plus de cinquante années de vie au milieu des plus pauvres, des personnes abandonnées à elles-mêmes.

À Akamasoa, j’ai vu des hommes et des femmes se relever de la misère par le travail, l’éducation et la discipline. Ensemble, nous avons découvert que la dignité humaine peut renaître lorsque l’on croit en soi et que l’on se met debout pour changer sa vie. Ce chemin n’a pas été facile, mais il a été possible.

En regardant le monde aujourd’hui, je me pose souvent une question : pourquoi tant de dirigeants, qui connaissent l’histoire de la Première et de la Deuxième Guerre mondiale, semblent-ils ne pas avoir appris des erreurs du passé ?

Pourquoi la violence et la guerre dans tant de régions du monde ?

La guerre est toujours un échec de l’humanité. Elle détruit des vies, des familles, des peuples et des années d’efforts pour construire une société plus juste.

Pourtant, l’humanité n’a jamais eu autant de connaissances, autant de moyens scientifiques et technologiques. Mais ces progrès ne suffisent pas, si l’homme ne progresse pas aussi dans son cœur, dans sa conscience et son esprit.

C’est pourquoi vous, les jeunes, avez un rôle immense.

Vous pouvez changer les mentalités. Vous pouvez rappeler à notre monde que chacun de nous est responsable de construire la paix, d’abord là où nous vivons, dans nos familles, nos écoles, nos villes et nos pays.

La paix doit être l’un des objectifs les plus importants de notre vie sur la Terre.

Nous ne sommes pas nés pour tuer, blesser ou détruire. Nous sommes nés pour construire, pour servir et pour vivre dans le respect et l’harmonie avec les autres.

Chaque personne humaine, quelle que soit son origine, sa culture ou sa religion, possède une dignité qui doit être respectée.

Mais il ne peut pas y avoir de paix véritable sans justice. Là où l’injustice et l’exclusion dominent, la paix reste fragile et menacée.

Nous ne pouvons pas accepter l’idée que les guerres seraient inévitables.

L’histoire nous montre que les hommes peuvent choisir un autre chemin : celui du dialogue.

Changer le monde, demande un changement de mentalité. Nous devons comprendre que notre destin est de vivre ensemble sur cette Terre, dans la dignité et le respect mutuel.

Certains diront que c’est un rêve ou une utopie. Mais toute grande transformation dans l’histoire de l’humanité a commencé par un rêve et par le courage de quelques personnes qui ont osé croire que la paix était possible.

Chers jeunes, je vous invite à ne jamais baisser les bras.

Dans de nombreux pays, la violence augmente. Le narcotrafic détruit l’avenir de millions de jeunes. L’individualisme et la recherche excessive de richesse risquent de faire oublier les valeurs humaines et spirituelles.

Mais l’avenir du monde dépend en grande partie de vous.

Vous avez la force, l’intelligence et la générosité pour construire un style de vie plus simple, plus vrai et plus solidaire.

Nous savons que les paroles seules ne suffisent pas. Les paroles peuvent émouvoir, mais ce sont les actions concrètes qui transforment la société.

Un monde plus fraternel ne se construit pas dans le confort ou dans l’indifférence. Il se construit par le travail, le courage et le service des autres.

Le proverbe malagasy dit : « L’esprit fait la personne ». L’esprit est au-dessus de l’argent, du pouvoir et des honneurs. Les richesses matérielles ne peuvent jamais remplacer les valeurs humaines et spirituelles.

La vérité, la justice et le respect de la dignité humaine sont les fondations d’une paix durable.

Nous formons tous une seule famille humaine et nous devrions nous considérer comme des frères et des sœurs qui partagent leurs talents et leurs richesses pour construire un monde meilleur et pacifique.

Chers jeunes, chers amis, ne perdez jamais l’espérance. Restez éveillés, engagés et courageux.

Et souvenons-nous d’une chose, lorsque nous avons fini de parler, tout reste à faire.

Le vrai combat commence dans la vie quotidienne, avec ses difficultés et ses sacrifices.

Mais avec la foi, la passion et la persévérance,

je suis convaincu qu’un jour nous verrons surgir partout dans

le monde des oasis d’espérance et de paix.

Merci !

Père Pedro

 

Rapport d’activité de l’année 2025

 

 

Chers Amis Bienfaiteurs d’Akamasoa,

Comme tous les ans, nous voulons vous donner quelques nouvelles de notre œuvre et de notre travail dans nos villages Akamasoa durant l’année qui vient de se terminer. Nous avons commencé l’année 2025 avec une grande joie puisque nous avons obtenu les aides nécessaires pour continuer notre travail dans tous les domaines où travaillent nos 3 000 ouvriers et ouvrières. L’Année 2025, ce sont aussi les 36 ans de notre combat en faveur des plus nécessiteux de nos frères et sœurs.  C’était aussi l’Année Sainte, grand évènement spirituel dans l’Église Universelle lancé par le Pape François et qui nous a encouragés à devenir les pèlerins de l’Espérance.

 

 

Cliquez ci-dessous pour télécharger l’intégralité du rapport d’activités :

 

Rapport Activites AKAMASOA 2025

 

JOURNÉES DES ÉCOLES A AKAMASOA 2026

19 février 2026

Chers jeunes,

Aujourd’hui, je voudrais vous parler de quelque chose de simple, mais de très important pour votre avenir : le sport.

Beaucoup pensent que le sport est seulement un jeu ou un divertissement. Mais en réalité, le sport est une véritable école de la vie. Quand vous faites du sport, vous n’entraînez pas seulement votre corps — vous formez aussi votre esprit, votre volonté et votre caractère.

Le sport vous apprend d’abord l’effort. Rien ne vient facilement : il faut courir, persévérer, recommencer après la fatigue. Et cette leçon est essentielle, car la vie elle-même demande des efforts. Celui qui apprend à ne pas abandonner sur un terrain de sport saura aussi ne pas abandonner devant les difficultés des études, du travail ou de la vie familiale.

Le sport vous apprend aussi la discipline. Respecter les règles du jeu, écouter l’entraîneur, arriver à l’heure, s’entraîner régulièrement : tout cela construit des habitudes qui vous aideront toute votre vie. Une nation forte commence par des jeunes disciplinés et responsables.

Ensuite, le sport apporte la santé. Dans un monde où beaucoup restent assis longtemps, bouger devient une nécessité. Le sport renforce le cœur, donne de l’énergie, améliore le sommeil et aide à garder un esprit clair. Un jeune en bonne santé pense mieux, travaille mieux et espère davantage.

Mais il y a encore plus important : le sport apprend le respect et la fraternité. Sur le terrain, peu importe l’origine sociale, la richesse ou les différences. On devient une équipe. On apprend à se soutenir, à gagner ensemble et parfois à perdre avec dignité. Le sport nous rappelle que personne ne réussit seul.

Chers jeunes, le sport vous protège aussi contre le découragement, l’oisiveté et les mauvaises influences. Il remplit votre temps d’une activité positive et vous aide à croire en vos capacités. Chaque petit progrès vous montre que vous pouvez devenir meilleur jour après jour.

Souvenez-vous de ceci : un jeune qui entraîne son corps entraîne aussi son courage. Chaque goutte de sueur construit la confiance en soi. Chaque effort prépare l’avenir.

Alors je vous encourage : choisissez un sport, pratiquez-le avec joie et persévérance. Ne cherchez pas seulement à être les meilleurs joueurs, mais à devenir de meilleures personnes.

Car au fond, le véritable but du sport n’est pas seulement de gagner un match, mais de gagner la force intérieure pour réussir votre vie et servir les autres avec courage et espérance.

C’est aussi la raison du travail d’éducation et l’objectif d’AKAMASOA

Merci.

Père Pedro Opeka

SORTIE DE PROMOTION 2026 KINTANA ET SAFIRA A L’UNIVERSITÉ SAINT VINCENT DE PAUL AKAMASOA

29 janvier 2026

Les promotions KINTANA et SAFIRA : une jeunesse formée pour éclairer l’avenir

Entre décembre 2025 et janvier 2026, l’Université Saint Vincent de Paul Akamasoa a célébré deux moments marquants de son histoire académique avec la sortie des promotions KINTANA et SAFIRA, symboles d’espoir, de responsabilité et d’engagement au service de la société.

Le 18 décembre 2025, 319 étudiants venus de 17 régions de Madagascar ont obtenu leur Diplôme de Technicien Supérieur (DTS) dans les filières Informatique, Pédagogie, Anglais et Français. Ils ont choisi le nom KINTANA, qui signifie étoile, avec Sirius, l’étoile la plus brillante du ciel, comme symbole. À travers les valeurs de Splendeur, Intelligence, Rayonnement, Inspiration, Universalité et Succès, cette promotion exprime son ambition d’illuminer son avenir et d’être une source d’inspiration pour les autres.

Quelques semaines plus tard, le 29 janvier 2026, la promotion SAFIRA a célébré l’obtention de son diplôme de Licence. Elle rassemble des jeunes formés en Sciences de l’Éducation, Sciences et Technologies Informatiques et Sciences de la Santé (infirmiers et sages-femmes). Le nom SAFIRA reflète un engagement profond envers la responsabilité et le service, que ce soit à travers l’intelligence et l’esprit au cœur de l’action, ou le choix conscient de se consacrer aux métiers du soin.

Ces cérémonies, honorées par la présence de représentants des ministères, partenaires et institutions professionnelles, ont été marquées par des messages forts. Les marraines des promotions ont rappelé que le diplôme n’est pas seulement une réussite personnelle, mais aussi une responsabilité envers la société et les générations futures.

La bénédiction et les paroles de Père Pedro Opeka, fondateur d’Akamasoa, ont profondément marqué les diplômés. Il les a encouragés à rester fidèles aux valeurs d’Akamasoa — travail, solidarité, respect et amour du prochain — et à devenir, dans leurs familles, leurs communautés et leurs professions, des lumières capables de transformer le monde autour d’eux.

Les promotions KINTANA et SAFIRA quittent aujourd’hui l’université avec des compétences, mais surtout avec une mission : mettre leur savoir au service des autres et faire briller les valeurs d’Akamasoa partout où ils iront.

© RAJAONARIVONY Nasandratra Ny Aina H.