LES ENTRETIENS DE ROYAUMONT ET FONDATION AXIAN A AKAMASOA 2026

     SE LEVER ET COMBATTRE LA/SA PAUVRETE             

Chers amis, Bienvenus, vous les Organisateurs, Les Entretiens de Royaumont , Fondation Axian  et vous les Ambassadeurs  de France et d’Allemagne, et  surtout vous chers ONG ici présents !

Nous sommes réunis ici, à Akamasoa, pour la deuxième fois.

Mais Akamasoa n’est pas seulement un lieu de rencontre.
C’est un lieu de vérité et de combat quotidienne corps à corps contre l’extrême pauvreté.

Ici, la pauvreté n’est pas une théorie.
Elle a un visage.
Elle a une histoire.
Elle a un nom.

Et ici aussi, l’espérance est devenue réalité.

Depuis 37 ans, avec des hauts et de bas  nous avons vu des milliers de familles se relever.
Nous avons vu des hommes et des femmes retrouver leur dignité.
Nous avons vu des enfants passer de la rue à l’école, du désespoir à l’avenir.

Voilà ce que signifie lutter contre la pauvreté.

Mais Akamasoa n’est pas un modèle pour personne, nous travaillons par devoir humain et de croyant. Personne n’a le monopole pour lutter contre la pauvreté

Et c’est pourquoi votre présence des nombreux ONG aujourd’hui est importante.

Mais permettez-moi d’être direct.

Depuis des décennies, nous entendons des discours.
Des stratégies.
Des promesses.

Toujours de nouvelles méthodes pour « vaincre la pauvreté ».

Et pourtant…

Que voyons-nous ?

Toujours plus de familles sans abri.
Toujours plus d’enfants dans les rues.
Toujours plus de misère visible.

Dans notre capitale, des enfants vivent entre les voitures, respirent la fumée, mendient pour survivre.

Et trop souvent, personne ne se sent responsable.

C’est cela, la réalité.

Alors, posons-nous une question simple :
Pourquoi ?

Pourquoi, malgré tant de réunions, tant d’experts, tant de moyens…
les choses changent si peu ?

La réponse est difficile, mais elle est claire :

Parce que la pauvreté ne se combat pas à distance et par des intermédiaires.

On ne lutte pas contre la misère depuis un bureau climatisé.
On ne relève pas un peuple avec des rapports et des statistiques.

La pauvreté se combat sur le terrain.
Avec les gens.
Au milieu des gens.

Elle se combat avec présence.
Avec respect. Discrétion, humilité ,
Avec amour .

Oui, amour .

Un mot simple… mais souvent oublié.

Nous avons des moyens.
Nous avons de l’argent.
Nous avons des idées.

Mais il nous manque trop souvent l’essentiel :

La passion. L’envie
La patience.
La persévérance et la foi.

Et sans cela, rien ne tient.

Soyons honnêtes :

L’argent existe.

Mais il est trop souvent utilisé ailleurs — parfois pour détruire,
au lieu de construire.

C’est un scandale qui crie au Ciel .

Pendant que certains investissent dans les armes,
des enfants manquent d’eau, de nourriture, d’éducation.

Cela ne peut pas continuer.

Aucune personne…
aucun enfant…
ne devrait vivre sans les besoins essentiels :

Un toit.
De l’eau.
Des soins.
Une éducation.
Un travail et un Esprit.

A Madagascar il y a un proverbe  qui dit «  c’est Esprit qui fait une personne « .

Ce ne sont pas des privilèges.

Ce sont des droits.

Et pourtant, pour des millions de personnes, ces droits restent un rêve.

Mais malgré tout…

Les pauvres nous donnent une leçon extraordinaire.

Ils tiennent debout.

Ils résistent.

Ils espèrent.

Ils portent en eux une force incroyable.

Ils nous montrent que la dignité humaine ne disparaît jamais, même dans la misère.

Et c’est là que notre responsabilité commence.

Aider, oui.

Mais jamais remplacer…………. Respecter, toujours.

Encourager chacun à devenir acteur de sa propre vie.

Le vrai développement ne s’impose pas.
Il se construit avec les personnes elles-mêmes.

Main dans la main.

Les enfants et les jeunes doivent être notre priorité absolue.

Parce qu’un enfant dans la rue est une injustice.
Mais un enfant éduqué est une victoire.

Sortir un enfant de la rue,
c’est changer une vie.

L’éduquer,
c’est changer un pays.

Alors aujourd’hui, je vous lance un appel.

Pas un appel aux paroles.

Un appel à l’engagement.

Un appel à l’action.

Il est temps de passer des idées aux actes.
Des promesses aux résultats.
Des discours à la réalité.

Que chacun se demande :

Qu’est-ce que moi, je peux faire ?

Pas demain   –    Aujourd’hui.

Pas ailleurs   –   Ici.

Parce que chacun peut agir.

Chacun peut donner.

Chacun peut s’engager.

Et ensemble, nous pouvons changer les choses……. Oui, ensemble.

Car personne ne peut vaincre la pauvreté seule. Nous devons travailler  ensemble avec les responsables de l’Etat. Parce que ensemble…nous sommes une force immense. Vous les ONG  et Vous les Bailleurs de fond ici présents et les responsables du Gouvernement !

Alors que cette rencontre ne soit pas une réunion de plus.

Qu’elle soit un tournant.

Qu’elle soit un engagement réel.

Qu’elle soit le début d’actions concrètes.

Pour que ceux qui souffrent…
souffrent moins.

Pour que ceux qui espèrent…
ne soient plus déçus.

Pour que ceux qui attendent…
voient enfin un changement.

Que ceux qui ont des oreilles, entendent.
Que ceux qui ont un cœur, agissent.
Que ceux qui ont une âme, persévèrent.

Et que ceux qui ont la force et la santé…
s’engagent sans attendre.

Chers amis,   Le moment est venu……….. À nous d’agir………..

Acta non verba.         

ASA FA TSY KABARY    Courage et Merci !                                                               

Pedro Opeka cm